Environnement et GRN


Coopération décentralisée Cergy-Thiès

‘’ De la participation  de la société civile au développement local urbain …. à l’édification d’une « Maison polyvalente de la Citoyenneté et du Développement » pour la promotion socio-économique de Thiès’’

Les villes de Cergy (France) et de Thiès (Sénégal) ont décidé de coopérer et de placer leurs actions dans le cadre de la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement sur leurs territoires respectifs, particulièrement sur celui de Thiès. Ceci à travers une approche nouvelle, une démarche transversale et pluridisciplinaire (autour de l’appui institutionnel à la Commune de Thiès, de l’institutionnalisation des rapports entre la collectivité locale et les acteurs de la société civile) et enfin de la participation et de l’implication de la population, notamment celle des groupes vulnérables que sont les jeunes et les femmes – au développement socio économique et urbain pour accélérer l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (selon lesquels, d’ici 2015, tous les pays doivent : réduire l’extrême pauvreté et la faim, assurer l’éducation primaire pour tous, promouvoir l’égalité et l’autonomisation des femmes, réduire la mortalité infantile, améliorer la santé maternelle, combattre le VIH/sida, le paludisme et autres maladies, assurer un environnement durable, mettre en place un partenariat mondial pour le développement.) sur la ville de Thiès d’une part, et pour atteindre les objectifs sociaux de la politique de la ville à Cergy, d’autre part.

Le programme de coopération entre Cergy-Thiès, s’articule autour des finalités suivantes :

  • Appuyer la dynamique du renforcement des capacités institutionnelles, techniques et matérielles de la ville de Thiès, entamée par cette dernière depuis plusieurs années ;
  • Consolider le développement local pour favoriser l’amélioration des conditions de vie pour permettre l’exercice d’une citoyenneté active et d’une démocratie participative, en valorisant les expériences et les initiatives à différents niveaux (quartier, ville), tout en assurant la cohérence entre ces niveaux ;
  • Appuyer les organisations de base et renforcer leurs capacités institutionnelles et techniques par leur qualification et leur professionnalisation afin de  mieux répondre aux exigences d’un développement participatif en milieu urbain, pour faire droits aux besoins des populations dans les domaines : économiques, sociaux, des services urbains et de l’environnement ;
  • Positionner les organisations de base dans la concertation avec les pouvoirs publics et les collectivités locales pour co-construire les nouveaux projets de ville en matière de développement social urbain, et reconnaître l’autonomie et la légitimité des différents acteurs, en particulier celles des acteurs de la société civile (associations sportives et culturelles, GIE, groupements féminins, etc.) ;
  • Capitaliser, communiquer, mettre en réseau et transférer les expériences, les pratiques et les savoir-faire des élus et des acteurs de la société civile (association, centre et institut de formation, université et secteur privé, etc.) des villes de Cergy et de Thiès dans un premier temps, puis  en relation avec ceux issus d’autres villes ayant des  accords de coopération avec la ville de Thiès (Caen, Luisant, Solingen, etc.). L’appui des acteurs institutionnels et de la société civile de Cergy aux acteurs de Thiès se veut être une consolidation du processus de décentralisation au Sénégal et de celui de la participation des populations au développement local et ceci dans une réelle réciprocité.

La méthodologie participative adoptée par les deux villes est basée sur les principes du codéveloppement. Elle repose d’une part, sur un travail d’échange interculturel, de formation, de qualification des acteurs en présence (élus, cadres municipaux, société civile, secteur privé) et d’autre part, sur la construction d’espaces de concertation et de négociation entre les acteurs pour ainsi favoriser l’appropriation, l’implication et la participation des habitants aux processus de prise de décisions et de mise en œuvre des politiques publiques locales de lutte contre la pauvreté  (OMD) et l’exclusion en général.

Projet de lutte contre la désertification et gestion décentralisée et négociée des ressources naturelles et foncières en Afrique Sahélienne (NEGOS)

Bailleur : Union Européenne

Ce projet est exécuté dans trois (03) pays :

  • Sénégal, région de Thiès (plateau de Thiès et côte Sénégalaise) ;
  • Burkina Faso, régions des Hauts Bassins (Kénédougou, Houet, Tuy) et de l’Est (Kompienga, Tapoa) ;
  • Mali, région de Sikasso (cercles de Yorosso, Koutiala et Sikasso).

Les cibles sont :

  • Les collectivités locales ;
  • Les opérateurs d’appui aux processus de négociation de l’accès à la terre et aux ressources naturelles qui les appuient dans ces démarches ;
  • Les responsables des politiques sectorielles sur les terres et les ressources renouvelables, et sur la décentralisation ;
  • Les populations rurales (agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, etc.), en particulier les acteurs démunis et vulnérables dans les six communes d’intervention.

Les bénéficiaires finaux sont les populations rurales (agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, etc.), en particulier les acteurs démunis et vulnérables.

Objectif global

Concourir à la lutte contre la désertification et améliorer les conditions de vie des populations en milieu rural en zone soudano-sahélienne.

Objectif spécifique

Appuyer, systématiser et institutionnaliser une gestion décentralisée et négociée des ressources naturelles et foncières en zone sahélienne et soudano-sahélienne au niveau communal, avec l’appui des pouvoirs publics.

Activités à mener :

  • Diagnostic des pratiques actuelles des partenaires opérationnels et de leurs impacts, conduits par trois structures ouest africaines d’expertise et de recherche, dans six communes d’intervention ;
  • Expérimentation de nouvelles démarches et outils, menée par les trois partenaires opérationnels ouest-africains avec un suivi des partenaires d’expertise ;
  • Elaboration et diffusion des résultats : guide méthodologique et supports variés de restitution
  • Diffusion et mise en débat des résultats : publication du guide, diffusion dans les réseaux associés, notes de politique publique et conférence destinée aux décideurs nationaux et internationaux.

Synergie pour le développement intègre de la vallée de Diobass

Partenaires/bailleurs: Gouvernement belge

Durée : 3 ans

1. Zones d’intervention: Collectivités locales de Notto et Tassette (Vallée de Diobass)

2. Objectif :

Améliorer, valoriser et sécuriser les ressources de production (foncier, eau productive et végétation) dans 1/3 des superficies des collectivités locales de Notto et Tassette

3. Groupes cibles

–           Les producteurs agricoles, pastoraux et forestiers (au moins 400 exploitations familiales) de 2 zones inter-villageoises de 2 communautés rurales (Notto et Tassete)

–           Les conseils ruraux de Notto et Tassette

–           Les organisations de producteurs (82 GPF, 61 ASC, 22 CVD, 2 CLCOP, 3 unions et fédérations, 2 cadres de concertation communautaires)

–           Les services étatiques

4. Résultats attendus :

R.1 :

L’aménagement des zones et la sécurisation des ressources de production  dans 1/3 des superficies des CL sont assurées.

R.2 :

 Les instances de gestion  et de régulation (4 CIVD)  sont organisées, formés et fonctionnelles.

R.3 :

La concertation entre OSC et entre OSC et élus est institutionnalisée.

 

Projet Sécurisation, amélioration et valorisation des ressources de production(foncier, eau productive et végétation)

Partenaires/bailleurs : DGD

Durée : 1er janvier 2011 – 31 décembre 2013

 

1. Zones d’intervention : Thiès (Fandène/Thiès, Keur Moussa et Diender/Pout, Notto et Tassette), Mbour (Diass et Sindia/Popenguine, Somone et Nguékhokh), Tivaouane (Mont Rolland et Chérif Lô)

2. Objectifs :

-Travailler à la sécurisation, à l’amélioration et à la valorisation, au profit des producteurs, des moyens de production face à la pression urbaine et à la dégradation

– Contribuer à la gestion durable des ressources du Plateau et à la restauration de cet écosystème

– Renforcer les capacités des producteurs pour qu’ils puissent défendre leurs outils de production avec des arguments et des propositions

– Elaborer des schémas d’aménagement concertés et plans en s’assurant de leur validation pour la sécurisation des parcelles agricoles des exploitations familiales

– Renforcer la concertation et le partenariat entre les organisations de producteurs pour améliorer la gouvernance locale et la prise en charge des besoins de la communauté (mobilisation gestion des ressources en lien avec les préoccupations des populations).

3. Groupes/bénéficiaires

Directs :

– Les producteurs de : 10 625 exploitations familiales pour 123000 personnes

– 13 CIVD, 11 CLCOP, 2 cadres de concertation communautaires et 3 comités de pilotage d’une intercollectivité

– 11 conseils ruraux, 5 conseils municipaux et 5 CADL

– Le conseil régional de Thiès, les services techniques (Eaux et forets, les services de l’agriculture, de l’élevage, de l’aménagement, de l’hydraulique et les autres services directement concernés par la gestion des outils de production)

Indirects :

– Les exploitations familiales (25 000 EF pour 200 000 personnes) des CR de Fandène, Diender, Darou Khoudoss, Keur Moussa, Cherif Lo, Notto Diobass, Tassette, Sindia, Diass, Mont Rolland.

– Les populations du Plateau de Thiès (estimées à plus de 500 000 habitants)

– Les organisations de producteurs (CVD, CIVD, CLCOP, GIE, unions et fédérations)

4. Résultats attendus

R.1. Les ressources de production sont préservées et protégées par une gestion planifié et concertée.

R.2. Les producteurs ont amélioré la sécurisation et la valorisation de leurs ressources de production.

R.3. Le partenariat et les synergies aux différentes échelles (CL, InterCL, BV et PdT) entre groupes d’acteurs se sont renforcés et mis en perspective avec le PdT.

Agriculture améliorée et durable des exploitations familiales autour du Plateau de Thiès

Coopération belge

Durée : 2 ans (24 mois)

1. Localisation

Collectivités locales de Diender et de Fandène

2. Secteur(s) prioritaire(s) abordé(s)

– Eau de production ;

– Approvisionnement d’intrants agricoles ;

– Appui à la production ;

– Appui à la commercialisation.

3. Objectifs

– Favoriser une agriculture améliorée et durable des exploitations familiales ;

– Augmenter les revenus et renforcer la sécurité alimentaire exploitations familiales ;

– Promouvoir un maraîchage intégré qui accroit la productivité des exploitations familiales et qui s’inscrit dans la durabilité ;

4. Groupes-cibles

– Les producteurs / productrices

– Les exploitations familiales

– Les organisations de producteurs.

5. Résultats

o Variation dans les exploitations familiales d’une moyenne actuelle de 2 à 5 spéculations;

o Augmentation de plus de 30% de la production maraîchère des exploitations familiales ;

o Renforcement des capacités de 90 exploitations familiales ;

o Renforcement des capacités de 40 femmes en techniques de production, agroécologie ;

o Renforcement des capacités de 90 producteurs ;

o Renforcement des capacités de 40 femmes sont renforcées en techniques de commercialisation et de gestion de stock.