Historique


A partir de 1989, le mouvement mutualiste a connu un essor important dans la région de Thiès, à la suite du constat d’un problème d’accès des populations aux soins de santé. Les mutuelles de santé nouvellement installées pour pallier à ce problème, ont vite ressenti des besoins en matière de formation et d’appui-conseil. Cet état de fait a conduit, en 1997, à la création du Groupe de Recherche et d’Appui aux Initiatives Mutualistes (GRAIM).

En 1999, le GRAIM va se muer en un réseau  social de la mutualité, en une organisation d’appui au

développement de la mutualité.

Ainsi, les actions initiales du GRAIM ont consisté en la promotion de systèmes communautaires d’assurance maladie, la création de mutuelles, l’appui-conseil et le développement de réseaux de complémentarité et de défense des intérêts des mutuelles de santé.

La nécessité de renforcer la viabilité des mutuelles, a conduit à une première diversification dans l’intervention avec la mise en œuvre de programmes de prévention des maladies, d’alphabétisation, d’amélioration de l’environnement économique des mutualistes, de renforcement des systèmes de gestion concertée des ressources, etc.

A partir de 2004, le processus de réflexion entrepris a permis de faire une analyse au niveau micro, méso et macro. Il a abouti à des constats, à l’identification d’enjeux et à la formulation d’un projet de société définissant la vision, la mission et les secteurs d’enjeux du GRAIM. Le constat fait ressortir un monde d’exclusion, de marginalisation, d’injustice sociale, d’insécurité, de désaffiliation sociale, de paupérisation croissante.

Pour le GRAIM, ces déséquilibres sont le résultat de dysfonctionnements sociétaux qui ont trait aux modes de gouvernance de nos sociétés: une gouvernance par une minorité, une gouvernance par et pour l’économique, une gouvernance par des clichés ou à deux sens (riches/pauvres, gouvernants/gouvernés, Nord/Sud…).

Dès lors se pose, pour le GRAIM, la question de la gouvernance au sein des sociétés. L’enjeu est alors de promouvoir une gouvernance collective incluant toutes les familles d’acteurs.